ouistiti pinceau blanc

Détention et vente d’animaux dangereux : Une animalerie sanctionnée

Une animalerie sur Paris s’est faite sanctionnée par le tribunal pour vente et détention d’animaux dangereux sans autorisation.

Cet établissement était accusé de commercialiser des singes dangereux, spécialement des ouistitis à pinceaux blancs. Le tribunal correctionnel lui a ainsi infligé 10 000 euros d’amende. La gérante du magasin a écopé d’une amende de 5 000 euros avec sursis.

Mais les accusées ont fait appel. Selon leur avocat, les animaux sont nés en France (en captivité). L’établissement les a achetés chez un professionnel reconnu.

Cette animalerie a acquis 8 spécimens entre 2010 et 2011 auprès d’un parc animalier de la Haute-Garonne.

 

Un certificat de capacité désuet

Les ouistitis à pinceaux blancs ou callithrix jacchus sont originaires d’Amérique du Sud. Ils sont très petits, légèrement plus grands qu’une main, et se nourrissent de fruits, de petits lézards et d’insectes. En 2011, un contrôle a été effectué auprès de l’établissement. 2 spécimens étaient découverts, dont le prix était de 5 800 euros. L’ONCFS les avait alors saisis.

L’un des salariés de l’animalerie possédait un certificat de capacité dont la date remonte à 1996. Toutefois, la règlementation a été modifiée en 2004. Ainsi, tous les primates étaient classifiés d’animaux dangereux. Lorsque la gérante a été entendue devant le tribunal, elle avait indiqué ne pas savoir que le ouistiti figurait dans la liste des espèces dangereuses.

 

Des animaux saisis

Durant cette procédure, plusieurs animaux ont été saisis, l’animalerie a remboursé plusieurs de ses clients. Mais un des clients a souhaité garder son animal. Le tribunal a ordonné la confiscation de cette femelle de 7 ans qu’il a acquis pour 4 000 euros en 2010 sous prétexte que le propriétaire n’avait aucun certificat de capacité permettant d’héberger cet animal. Le propriétaire a souligné que la préfecture lui avait indiqué que la détention d’un seul animal ne nécessitait aucun certificat. L’avocat du propriétaire de l’animal a fait appel. La décision est donc en suspens.

D’après les experts, l’animalerie avait légalement le droit de vendre ses ouistitis, mais il fallait qu’elle ne les affiche pas ouvertement dans la boutique. Aussi, la gérante, étant une professionnelle, aura dû s’informer sur la loi avant de vendre ses animaux.