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High-tech : Une technologie pour traire les plantes

En Lorraine, une petite start-up a découvert une technologie un peu particulière qui consiste à traire les plantes à l’image des animaux. Cette méthode permet d’extraire les molécules actives au niveau des racines sans endommager la plante. La technologie est immédiatement appréciée par BASF qui noue un partenariat avec la petite entreprise.

Sur Laronxe en Meurthe-et-Moselle, il y a 1 000 m2 de serres qui contient des trésors bien gardés. Elles sont en effet prévues pour cultiver des biomolécules utilisées dans l’industrie cosmétique et pharmaceutique.

D’après Jean-Paul Fevre, patron de PAT, leur entreprise ne détruit par les plantes contrairement à leurs concurrents, puisque la même plante peut ensuite être replantée et il est possible de la traire indéfiniment pour avoir des biomolécules. Mais le procédé est compliqué, car cela nécessite de stimuler la plante pour qu’elle génère les molécules. Ensuite, il est nécessaire de l’immerger dans plusieurs bains solvants avant de prélever le substrat des racines. Jean-Paul Fevre explique que l’intervention peut se faire tous les mois pour une même plante. Si une plante sur balcon permet d’avoir 0.1% de molécules, avec ce procédé, il est possible d’avoir 25 à 50% de molécules, ajoute-t-il.

Bien plus précieux que l’or

PAT a breveté à 4 reprises sa méthode d’extraction et de production afin d’être leur seul possesseur de cette technologie. De plus, la start-up avoue utiliser une plante mystérieuse venant d’Amérique latine dénommée ‘Edulys’. Celle-ci disposerait des biomolécules anti-âge très efficace, déjà utilisées par Chanel depuis de nombreuses années.

La petite start-up de Lorraine collabore aussi avec un important laboratoire pharmaceutique. Selon son patron, le tarif pour ces molécules miraculeuses est bien plus élevé que celui de l’or.

L’entreprise a immédiatement attiré l’attention du géant allemand de la chimie, BASF, qui envisage un partenariat à long terme pour développer cette activité. Le PDG de PAT se félicite de ce partenariat, car cela permettrait d’accroitre énormément le chiffre d’affaires de l’entreprise d’ici un an.

BASF va faire des tests et procéder à la validation des propriétés des actifs naturels destinés au cosmétique et à la phytopharmaceutique générés en Lorraine. Le partenariat entre les deux entreprises vise aussi à identifier et à produire de nouveaux genres de biomolécules. Pour rappel, PAT traite jusqu’à maintenant 200 espèces. L’entreprise recherche encore des biomolécules capables de traiter le cancer ou la maladie d’Alzheimer.