gouvernement de gauche

Valls et les écologistes

Manuel Valls ne veut pas changer de politique même après la défaite du Parti socialiste aux élections départementales. Il déclare que la gauche doit être rassemblée sans revenir sur les grandes orientations économiques que son gouvernement a décidées

Mardi 31 mars, lors de son interview sur RMC-BFMTV, le Premier ministre a confirmé un éventuel remaniement qui ferait intégrer des écologistes au sein de l’exécutif. Il a déclaré que sans un pacte entre les socialistes et Europe écologie-Les Verts, les écologistes ne doivent pas intégrer le gouvernement comme ça. Il se félicite que socialistes et Verts soient sous une bonne longueur d’onde via Jean-Christophe Cambadélis. Des responsables écologistes et le premier secrétaire du PS se sont rencontrés, comme l’a toujours souhaité M. Valls après avoir quitté le gouvernement après sa nomination à Matignon en avril 2014.

Le Premier ministre voudrait que cette réunion puisse être un premier pas vers le rassemblement, sans omettre sa décision sur une inflexion de la ligne sociale-libérale, comme il l’a évoqué en disant qu’ils ont la majorité à l’Assemblée nationale. Il a précisé que la division mène à la défaite et que son départ de Matignon accentuera la crise politique.

Il a dit que sortir de l’euro, selon l’alternative de l’extrême droite, mènera le pays à la ruine. Aussi, selon l’UMP, faire une économie de 120 ou 150 milliards d’euros, c’est réduire le nombre de policiers et de services publics.

CDI : non remise en cause

Il a insisté qu’il est essentiel que le cap économique soit poursuivi et approfondi. Il espère aussi voir une croissance de 1,5 % à la fin de l’année pour que le taux de chômage soit réduit. L’exécutif doit prioriser sans cesse l’amélioration de la compétitivité, tout en favorisant l’investissement et le travail pour l’emploi. Il a ajouté que les petites et moyennes entreprises ne devront pas avoir peur d’embaucher.

Sans vouloir paraître trop libéral, M. Valls a précisé que le projet du gouvernement n’intègre pas la remise en cause du CDI. Selon lui, il est important que le RSA et la prime pour l’emploi soient fusionnés, dans le but de rendre facile le retour à l’emploi des travailleurs pauvres. De ce fait, la politique économique et la justice sociale sont indispensables pour que la flexibilité et la sécurité de l’emploi soient en place.